Le Grenelle de l'Environnement s'avèrera "un pas de géant" ou au contraire très décevant, selon le contenu et le vote d'une loi-cadre attendue au printemps, a estimé mercredi Nicolas Hulot dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France.
"Si les engagements écrits qui en sont issus font l'objet d'une loi-cadre au printemps prochain et que les parlementaires la votent, on aura fait un pas de géant", a-t-il affirmé. "Hélas! A l'observation, on a de bonnes raisons de craindre de grosses pertes", a ajouté l'écologiste.
Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo "a très vite appris. Il a tenu le processus de Grenelle à bout de bras, chapeau ! Il va falloir que les parlementaires soient au diapason", a ajouté l'animateur de télévision.
Selon lui, "le Grenelle a fait de l'environnement une réalité incontournable".
"L'étape de prise de conscience est terminée, maintenant on doit passer aux actions individuelles et collectives, il faut que le consommateur soit incité financièrement", a-t-il estimé. "Mais, c'est le contraire qui se produit : la machine qui consomme moins d'eau ou les produits bio coûtent plus cher, un voyage par avion sur une compagnie à bas prix coûte moins cher qu'un trajet en TGV..."
"Je n'ai pas une vision écologiste archaïque. Je prône une société de modération, pas de privation", a-t-il affirmé, indiquant "se battre pour que les gens aient le choix". "Il ne faut pas fustiger quelqu'un qui ne peut pas faire autrement que de prendre sa voiture", selon Nicolas Hulot.